Faut-il se faire déclasser dans son job pour être heureux ?

Il faut parfois reculer pour mieux sauter et c’est un adage qui s’applique à votre vie professionnelle. Trop de responsabilités peut devenir écrasant, et il peut être intéressant de demander un déclassement pour s’épanouir.

Définition du déclassement professionnel

 

Le déclassement peut se produire de diverses manières. Les responsabilités peuvent être retirées à l’employé, ce qui se traduit par l’attribution de tâches de niveau inférieur au lieu des fonctions plus anciennes qui étaient trop oppressantes.

Le rôle de direction peut être retiré au poste et l’employé être relégué à un niveau de responsabilités inférieures.

Si l’employé est rétrogradé, le titre ou le poste qui lui est attribué pourrait être modifié. L’employé pourrait se voir attribuer une classe, un coefficient ou un échelon inférieur à celui qui lui était reconnu auparavant. Une diminution du salaire et la suppression ou la réduction des primes peuvent se produire.

 

Les cadres ne sont pas en mesure de demander un reclassement

 

Les experts ou les cadres dirigeants ont peur d’être perçus comme non qualifiés lorsqu’ils expriment leurs frustrations et leur mécontentement à l’égard de leur travail.

De même, les nouvelles méthodes de travail, en particulier les méthodes agiles, ont changé leur façon de travailler. Alors qu’il travaillait auparavant en solo, il doit maintenant gérer des équipes de marketing et de vente…

c’est une véritable perte de repères. Pour lui, parler des problèmes qu’il a avec son corps, c’est trouver un décalage entre ses capacités et les attentes du poste.

 

Une peur de perdre son emploi justifiée ?

 

Dans la théorie, il n’y a pas de risque de perte d’emploi en cas de déclassement.

La violation par l’employeur de l’obligation contractuelle est suffisamment importante pour empêcher la résiliation du contrat de travail.

Si l’action du salarié aboutit, la rupture du contrat de travail aura les mêmes effets qu’un licenciement sans cause réelle et sérieuse. L’employeur devra octroyer une indemnité en lieu et place du préavis, ainsi que le droit juridiquement opposable à une indemnité de licenciement, et à des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi.

 

La majorité des jeunes sont inquiets

 

Le déclassement, qui peut toucher une personne ou un ensemble de personnes en général, est associé à des émotions négatives. Au-delà des trajectoires personnelles des individus, il est perçu comme un problème global et générationnel, particulièrement ressenti par les jeunes dont la carrière n’est pas en adéquation avec leur niveau d’études.

 

Les recruteurs préfèrent embaucher des diplômés ayant entre 5 et 8 ans d’études. Les candidats à bac +3 ou bac +4 sont ainsi amenés à occuper des postes moins qualifiés. Six salariés sur dix de moins de 30 ans ayant un niveau bac sont relégués à des niveaux inférieurs.

La plupart des jeunes en début de carrière sont défavorisés. Ce phénomène n’est pas limité à une région spécifique, car il s’agit d’un problème commun à toute la France.

 

 

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