Métiers manuels : de l'avenir, mais pourquoi si peu de candidats ?

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Malgré une forte baisse en fin d’année 2017, c’est finalement à la hausse que repart la courbe du chômage pour atteindre les 8,9% de la population active, soit une augmentation de 0,3%. Une baisse de l’emploi qui se fait ressentir dans certains secteurs très prisés, alors que d’autres entreprises cherchent désespérément à recruter, comme dans les métiers manuels.

C’est un cri d’alarme que relaie de nombreux médias tels que Franceinfo ou encore L’express. Avec 100 000 emplois par an et 300 000 départs à la retraite prévus dans les 10 ans à venir, les métiers manuels ont de l’avenir en France ! Des postes qui n’arrivent cependant pas à être pourvus et des entreprises qui doivent désormais entrer en compétition pour attirer le peu de candidats restants.

Mais alors comment en arrive-t-on à ce fait ? Clichés sur l’artisanat, peur du changement, pression sociale ? Notre équipe a analysé la problématique pour vous.

Quand nous évoquons le mot « artisanat », il nous vient immédiatement à l’esprit l’image d’une personne travaillant en solitaire, de ses propres mains et de manière répétitive, avec un faible salaire pour couronner le tout.

Des clichés omniprésents dans notre société et qui représentent un frein à l’attractivité de ces métiers pourtant très riches et variés – avec plus de 500 métiers dans l’artisanat – allant du traditionnel métier de menuisier jusqu’à des métiers modernes comme designer automobile ou encore infographiste et dont les perspectives d’évolution sont très intéressantes. En effet, un artisan n’est pas qu’un salarié, il peut également être entrepreneur, reprendre des entreprises ou même enseigner.

L’artisan doit innover, réfléchir en permanence et est engagé dans le développement commercial de son entreprise.

Outre cette image que l’on peut se faire de l’artisanat, les nouvelles générations sont de plus en plus poussées à étudier encore et encore, et sont seulement orientées vers l’artisanat en cas d’échec de parcours. La pression sociale joue également un rôle majeur dans l’orientation professionnelle des jeunes qui sont parfois orientés vers une voie qui ne leur ressemble pas.

« Les gens veulent travailler avec des artisans passionnés mais ils sont toujours réticents à envoyer leurs enfants vers les filiales techniques. » déclare Christophe Ouvrard, passé de responsable en développement informatique à boulanger.

Résultat de l’opération, des milliers de départs à la retraite s’enchaînent, libérant des postes qui ne seront pas pourvus. On estime à 5000, le nombre d’entreprises reprises chaque année sur un total de… 40 000 !

Être artisan, c’est pourtant l’assurance d’avoir du travail à long terme, de s’épanouir en faisant quelque chose que l’on aime, mais aussi d’obtenir un revenu significatif à la hauteur de son investissement humain.

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/chomage/emploi-la-galere-du-recrutement-pour-les-entreprises-aux-metiers-manuels_2764809.html
https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/recrutement/chomage-spontanement-les-hommes-ne-postulent-pas-a-nos-metiers_1900740.html


Hervé ILLIG

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