Les conseils d’une psy pour changer de vie.

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Du travail du bois à l’ouverture d’un restaurant, chacune des générations a son métier idéalisé. Comment est-il alors possible de réduire l’écart entre le rêve et la réalité, et oser se lancer dans un vrai changement de carrière ? Jane Turner est psychologue, mais également praticienne en psychothérapie. Aujourd’hui, elle va tout vous expliquer.

Pour Jane Turner, changer d’orientation professionnelle semble être bien plus facile qu’il y a quelques dizaines d’années.

Elle nous en parle en nous expliquant que pour elle, ce constat est incontestable. En effet, comme elle le dit si bien, « il y a quinze ou vingt ans, c’était la retraite qui marquait un profond tournant dans une vie professionnelle. Ce n’est plus le cas ». De nos jours, le fait de suivre les traces de l’un de ses parents n’a plus rien d’une norme à suivre et il serait faux de dire que l’on se soucie du qu’en-dira-t-on. Pour la psychologue, « prendre en main sa destinée est désormais possible, même si cela demande des efforts – il faut être mobile et flexible – et de la conviction ».

Une question se pose alors : la solution pourrait-elle consister à modifier sa façon de voir et d’exercer son métier, avant de vouloir changer de profession ?

Là encore, Jane Turner nous met en garde par rapport aux positions dogmatiques et aux conclusions hâtives que l’on pourrait tirer. D’après elle, « cela dépend de la situation, qu’il faut embrasser dans son ensemble, et surtout des enjeux que l’on identifie. Changer soi n’est pas forcément la solution ». Le conseil est alors le suivant : avant d’envisager de tout chambouler, il serait bien de s’interroger : ce changement me profiterait-il à moi ou aux autres ? 

Il est aussi possible de s’interroger afin de savoir si certains signes permettent de savoir s’il est temps de se remettre en question.

La réponse donnée par la praticienne en psychothérapie est un grand OUI. Il s’avère en effet que l’ennui, tout comme les émotions négatives et le sentiment d’être rejeté ou d’être dans le rejet, ainsi que d’autres facteurs tels que la peur, la tristesse, les troubles du sommeil, le manque d’envie sont des signes qu’il faut prendre au sérieux. D’après elle, « ils témoignent du désir de faire et de voir les choses autrement. Il ne s’agit pas tant de (re)trouver du sens à l’activité pratiquée que de (re)trouver sa place dans le monde du travail ».

L’âge joue-t-il un rôle dans ce choix ? 

Jane Turner nous indique que « bien qu’une remise en question survienne tous les dix ans, la quarantaine est sans doute plus propice au changement. Il s’agit d’une période charnière au cours de laquelle on prend conscience que le corps commence à vieillir, qu’il n’est plus aussi performant, et que pour être responsable de sa propre vie, il faut faire la paix avec soi-même. Je constate néanmoins que l’âge de cette remise en question tend à baisser. De plus en plus de trentenaires me sollicitent. L’information, qui circule désormais à la vitesse de l’éclair, les stimule. Elle les pousse à reconsidérer ce qui est possible, enviable et intéressant ».

Les aspirations sont-elles différentes selon le fait que l’on soit un homme ou une femme ?

Les attentes des femmes augmentent avec le temps. Dans un même temps, on exige d’elles des performances accrues, alors que ce sont bien souvent ces dernières qui gèrent les enfants et la maison. Réussir à se libérer de la pression sociale et jouir des mêmes droits que les hommes est bien évidemment possible, mais cela reste cependant assez difficile. 

Comment parvenir à dépasser ses peurs pour réussir à franchir le pas ? 

Le moyen le plus simple qu’indique la psychologue est de développer son sens critique, dans l’idéal par des discussions avec quelqu’un d’extérieur à la situation. Le but est de déterminer l’origine du désir. Est-il suffisant d’aimer pâtisser le week-end pour devenir pâtissier ? Avant de vouloir faire de sa passion son métier, il est important de réfléchir à la façon dont cette passion pourrait être partagée avec son quotidien. 

Comment est-il possible d’éviter l’échec ? 

La première question à se poser est de savoir ce qu’est l’échec ? Parfois, le résultat que l’on souhaite obtenir n’est pas celui escompté. Mais est-ce un échec pour autant ? D’autres fois aussi, avec le recul que l’on prend, on est finalement heureux qu’une démarche n’ait pas abouti… L’essentiel est alors d’imaginer, voire de concrétiser, le changement voulu afin de s’épargner des regrets.

La Reconversion est-elle une tendance de fond ?

Pour répondre à cette question, nous nous sommes basés sur une étude menée par le groupe AEF au printemps 2017[1] .

Plus de 3 Français sur 5 aimeraient effectuer un changement de job :
Cette étude a démontré que 64% d’entre eux songent à une reconversion et 28% se sont déjà lancés. Ce phénomène touche autant les hommes que les femmes. 

2/3 de la génération Y rêvent déjà d’une reconversion :
Selon cette même étude, 69% des jeunes nés entre 1980 et l’an 2000, envisagent déjà de se reconvertir pour satisfaire leur quête de sens. Avec 69% d’entre eux y ayant déjà pensé, ils se positionnement devant les 30-40 ans (66%) et les 41-50 ans (63%). Cependant, la plupart n’ont pas encore effectué ce changement, notamment du fait de leur jeune âge.

L’envie d’exercer une activité en phase avec ses valeurs :
Pour les 70% des répondants qui sont encore hésitants, c’est la première motivation. Pour plus de la moitié, effectuer un changement de métier ou de secteur d’activité serait le moyen d’y parvenir. Une rémunération plus élevée ou encore devenir son propre patron n’est un stimulant que pour 27% et 20% de l’échantillon. 

Un souhait de reconversion dans les trois ans à venir :
Plus de 9 personnes sur 10 aimeraient changer de métier dans les trois ans à venir.

 

[1] https://www.nouvelleviepro.fr/assets/uploads/salon/etude-reconversion-professionnelle2017NVP.pdf

 

 

Samuel Bertout

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